Semaine 34 : JO 2016, retour sur la parenthèse olympique

Après 17 jours intenses passés à vibrer, crier, pleurer devant l’écran à quelques 9000 km de Rio, me voilà orphelin de cet événement planétaire mais au potentiel inexploité. Coups de cœur et coups de gueule sur ces premiers JO sud-américains au goût contrasté.

Ce ne sont pas des discours politiques ou des conférences économiques qui peuvent nous faire vibrer de la sorte. Le sport est une source inépuisable d’émotions authentiques, le sport fédère les peuples autour de leur délégation, les pays entre eux au-delà des conflits. Pendant deux semaines se succèdent des instants magiques où des athlètes, qui pour la plupart sacrifient tout pour briller une fois tous les 4 ans, nous font vivre leur passion pour le meilleur et pour le pire.

Un constat inquiétant sur la gouvernance du sport

L’analyse de ces JO cariocas est différente selon l’échelle à laquelle on se place. Commençons par l’échelle mondiale. Les Jeux n’avaient pas commencé qu’ils étaient déjà ternis par la révélation depuis 2 ans du dopage d’Etat organisé par une Russie qui voit dans le sport le moyen de renforcer le prestige de sa nation. Face à ce constat progressif, l’AMA et le CIO ont tardé à prendre une décision devant les enjeux financiers liés au poids de la Russie (soulignons que le Kenya était aussi impliqué). Le CIO avait là l’occasion d’envoyer un message fort pour défendre les valeurs du sport en excluant la Russie de toutes les compétitions, comme la fédération d’athlétisme l’avait fait.

Le CIO avait le choix entre pénaliser une (éventuelle) minorité de sportifs russes propres ou de pénaliser une (éventuelle) majorité de concurrents lésés face à des sportifs dopés. Courage que le comité paralympique a eu. Mais un comité miné par la corruption (comme en témoigne le dernier scandale en date de revente de billets) et par le profit (l’organisation des JO finira avec un lourd déficit et le CIO avec un gros bénéfice …) paraît mal placé pour donner des leçons. Pour que le sport puisse porter des valeurs, il faut qu’il soit incarné par des instances irréprochables, ce qui n’est pas le cas du CIO ou de la FIFA, organisateurs des plus grands événements mondiaux. Si le déballage médiatique des pratiques russes depuis 2 ans a évidemment une portée politique, il peut représenter être le point de départ d’une nouvelle donne, où le sport redevient un vecteur de paix et de valeurs éducatives.

Quant au pays hôte, il paie au prix fort l’universalisme des JO. En 2009, l’économie brésilienne était florissante, avec un président adulé, les Jeux pouvaient s’établir pour la première fois en Amérique du Sud. 7 ans plus tard, le pays est frappé de plein fouet par des crises économique et politique. 2 ans après avoir accueilli le Mondial de football, le pays est exsangue.  Des milliers de cariocas ont vu leur quartier rasé pour laisser place aux installations sportives. La présidente est sur le chemin de la destitution, Lula est tombé de son piédestal, l’état de Rio est en déficit. De quoi vider les tribunes et voir une cérémonie d’ouverture à l’ambiance étrange.

Mais dans l’ensemble, aux problèmes de transport près, ce furent de très beaux JO du point de vue sportif. Certains sports sont sortis grandis et ont certainement suscité quelques vocations, d’autres interrogent grandement sur leur légitimité dans le giron olympique, à commencer par le tennis. Au-delà des frasques françaises (voir plus bas), de nombreux points me choquent. En premier lieu le fait d’organiser un tournoi majeur (le Masters 1000 de Cincinnati) pendant la deuxième semaine des JO me paraît inconcevable. Par ailleurs, outre l’absence à Rio officiellement pour raisons sanitaires (Zika) de plusieurs « stars » de la discipline (Halep, Raonic, Berdych, les frères Bryan entre autres), l’absence de récompenses financières (comme à chaque édition) et de points au classement mondial (contrairement à Londres 2012) en a sans aucun doute découragé certains pour qui défendre les couleurs de son pays et faire rêver les gens pèsent peu devant les fastes de leurs carrières professionnelles. Par ailleurs, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi à Wimbledon on peut imposer une tenue blanche à tous et aux JO, chacun peut venir avec la tenue de son sponsor (pas de maillots d’équipes nationales …) ? Même constat pour le golf, qui, de retour aux JO après un siècle d’absence, n’a brillé ni par la présence des meilleurs mondiaux, ni par la réalisation audiovisuelle, ni par le suspense. Tiger Woods s’est battu pour la réintégration de ce sport, ses camarades risquent de ruiner ses efforts en très peu de temps.

Face à ces sports professionnels (qui pensent déjà à la compétition de la semaine prochaine), d’autres disciplines plus confidentielles (qui elles pensent aux prochains JO) ont eu droit à une vitrine médiatique pendant la quinzaine, permettant à des athlètes admirables de s’exprimer et de faire connaître leur sport, y compris au Brésil où football et volley-ball se partagent la vedette.

Les JO du point de vue français

396 athlètes sélectionnés (qui ont donc mérité leur place sur le terrain, un record), présents dans 38 disciplines sur les 41 olympiques (seuls la lutte gréco-romaine, le beach-volley et le hockey sur gazon n’étaient pas représentés), qui ont rapporté 42 médailles (un record aussi) à la France dans 17 disciplines différentes.

Pour une raison qui m’échappe, les dirigeants du sport français (et ce cher président du CNOSF en tête) se sentaient obligés de définir des objectifs chiffrés de médailles (41 en l’occurrence). Mais dans quel but ? Pensent-ils que cela pousse davantage les athlètes à performer ? Cela n’a eu pour conséquence que de créer de la frustration chez les spectateurs et les journalistes incompétents qui voyaient du coup des « chances de médailles » partout, même là où il n’y en avait pas. N’oublions pas que si la joie de la médaille rejaillit collectivement, la déception de l’échec est très personnelle à l’athlète. Alors cessons de garder les yeux rivés sur le tableau des médailles, cela ne changera rien aux chances de Paris 2024 (sinon Rio n’aurait jamais eu les JO).

Le traitement médiatique n’a pas été à la hauteur, car plutôt que de mettre en valeur les performances sportives, seules comptaient les déceptions. Mais forcément, un journaliste qui ne lève le nez de ses stats de foot que tous les 4 ans n’a pas toutes les armes pour informer. Il y a eu plus de 4èmes places que de médailles d’or (voir le tableau ci-dessous, en espérant n’avoir oublié personne) et pour ces athlètes, la performance est exceptionnelle (sauf peut-être pour C. Tommasone qui avait déjà goûté aux podiums mondiaux), peut-être autant que des médaillés ! Mais pour les valoriser, il faut s’intéresser au sport …

MédaillesNomDisciplineNomDiscipline
OREquipeConcours complet (équitation)EquipeSaut d'obstacle
EquipeEscrime (épée hommes)E. AndéolJudo (+78kg)
J. Azou, P. HouinAviron (2 de couple PL)D. Gargaud-ChanutCanoë (C1)
E. MosselyBoxe (57-60 kg)C. PiconVoile (RS:X)
T. RinerJudo (+100 kg)T. YokaBoxe (+91 kg)
ARGENTEquipeEscrime (fleuret hommes)EquipeNatation (4x100m hommes)
EquipeHandball (femmes)EquipeHandball (hommes)
C. AgbegnenouJudo (-63 kg)M. BeaumontKayak (K1 200m)
E. ClouvelPentathlon moderneR. LavillenieAthlétisme (perche)
F. ManaudouNatation (50m)K. MayerAthlétisme (décathlon)
H. NiaréTaekwondo (-67 kg)A. NicolasConcours complet
S. OumihaBoxe (60 kg)S. OurahmouneBoxe (48-51 kg)
J. QuiquampoixTir (pistolet 25m rapide)M. Robert-MichonAthlétisme (disque)
A. TcheuméoJudo (-78 kg)J.-C. ValladontTir à l'arc
BRONZEEquipeAviron (4 de pointe PL)EquipeCyclisme sur piste (vitesse)
D. BascouAthlétisme (110m haies)M. BauderliqueBoxe (81 kg)
C. CissokhoBoxe (69 kg)H. Defrance, C. LecointreVoile (470)
G. GrumierEscrime (épée)G. Klauss, M. PecheCanoë (C2)
P. Le CoqVoile (RS:X)C. LemaitreAthlétisme (200m)
C. MaretJudo (-100 kg)M. MekhissiAthlétisme (3000m steeple)
M.-A. OlivierNatation (10km)A. RaynaudTir (50m 3 positions)
4ème placeEquipeBasket-ball (femmes)J. AlaphilippeCyclisme sur route
B. AuffretPlongeon (10m)P.-A. BosseAthlétisme (800m)
M. BrunetEscrime (sabre)M. BoyerGymnastique (poutre)
M. MarotteVTTP. Martinot-LagardeAthlétisme (110m haies)
V. PradesPentathlon moderneL. RembiEscrime (épée)
C. TommasoneGymnastique (cheval d'arçons)

Car le sport reste le sport, avec son lot d’incertitudes. Au bout de 3 jours, la presse s’insurgeait contre le manque de médailles et la fragilité psychologique des français. Cela n’a pas empêché ces derniers de battre le record d’après-guerre, de quoi clouer le bec aux oiseaux de mauvais augure. De plus, les médailles (historiques) des équipes de handball ont le même métal, elles n’ont pas la même valeur : l’une était attendue (mais il fallait le faire !), l’autre est une magnifique performance. En attendant, bravo à tous ces athlètes qui m’ont fait vibrer et qui ont porté haut les couleurs de la France.

Certains « prétendants légitimes » aux médailles n’ont pu accomplir leurs rêves, d’autres se sont montrés indignes de représenter la France. Au premier plan, certains membres de l’équipe de France de tennis (qui tablait sur 3 à 4 médailles après les 2 de Londres). Si les n°1 mondiaux en double hommes (Herbert-Mahut) se sont excusés d’avoir été indignes et de n’avoir pu tenir la pression, les n°2 mondiales de double dames (Garcia-Mladenovic) n’ont rien trouvé de mieux que de charger la fédération pour un problème de tenues ! Et bien sûr, on fait ça sur Twitter pour que la Terre entière le sache (idéal pour devenir la risée du sport français). Mais ce n’est rien comparé à B. Paire, qui aurait déjà du être exclus dès sa sélection (en remplacement de R. Gasquet) lorsqu’il avait déclaré son désintérêt pour les JO. Pourquoi ne pas avoir pris L. Pouille ? Car ensuite, B. Paire a joint les actes aux paroles en fuyant le village olympique pour batifoler avec sa chanteuse de compagne. Malgré cela, il aura fallu attendre sa défaite pour qu’il soit exclu …

Que dire ensuite du comportement des membres de l’équipe de natation, entre les athlètes qui se tirent dessus par micros interposés et les encadrants qui règlent leurs comptes en conférence de presse ? Certes, nous sommes à l’heure de l’hyper-médiatisation mais n’est-il pas possible de laver son linge sale en famille ? Quelle image cela donne-t-il du sport en général ? Et pour la délégation française en particulier qui reste, ne l’oublions pas, en campagne ! On dit que les athlètes veulent les JO, encore faut-il qu’ils s’en montrent tous dignes.

Il n’en demeure pas moins que ces JO furent un bon cru français, pour une délégation qui n’a pas d’hégémonie dans une discipline comme les britanniques en cyclisme sur piste ou les chinois en plongeon ou en tennis de table. Une diversité de disciplines, un porte-drapeau emblématique, des athlètes attachants, le terreau pour un bel avenir, à condition que le haut-niveau ne pâtisse pas de la crise économique (le CNDS a coupé les financements du haut-niveau en 2016) et que l’obtention des JO 2024 permette de structurer la pratique et de donner au sport la possibilité de jouer un rôle social et éducatif accru dans une société en manque de repères.

Les coups de cœur

Mes coups de cœur sur ces jeux brésiliens :

  1. Le discours des membres de l’équipe de France de boxe, en particulier de S. Oumiha. Un discours de sincérité, de solidarité dans les épreuves que le pays traverse. Le fait de croire en ses rêves et de travailler dur pour y arriver. Des jeunes qui ne sont peut-être pas nés avec les dispositions d’un Bolt ou d’un Riner, mais qui se sont élevés grâce à la persévérance. Un magnifique exemple de pédagogie pour les jeunes qui a rapporté 6 médailles (2 en or, 2 en argent, 2 en bronze) !
  2. La volonté du Brésil de se servir des Jeux Olympiques pour construire « un monde nouveau », à l’image de la cérémonie d’ouverture volontairement centrée sur le développement durable et l’égalité entre les peuples, un monde où hommes et femmes occupent la même place, où les sociétés sont guidées par les valeurs de l’olympisme plutôt que par les intérêts financiers. A noter une magnifique et originale flamme olympique et la présence de mon chouchou Kygo à la cérémonie de clôture !
  3. Un gros coup de cœur pour le rugby à VII, que je ne connaissais pas et qui a offert un magnifique visage, loin des défenses hermétiques du TOP 14 de la saison dernière en rugby à XV. Et en particulier cette équipe masculine des Îles Fidji dont la joie et les chants ont touché le monde entier.
  4. L’esprit olympique, qui, au-delà des dopés et des scandales, a quand même brillé : la création d’une équipe des réfugiés, la participation de concurrents peu habitués des caméras comme le nageur éthiopien qui fut ovationné (dans la piscine, moins dans son pays), la réunion de gymnastes coréennes (du nord et du sud) dans la même épreuve, la solidarité d’une coureuse de 5000 m qui a aidé une autre qui avait chuté pour l’amener jusqu’à la ligne finale, …
  5. L’équipe de France d’équitation, représentant le 3ème sport le plus important en termes de licenciés (voir le tableau) en France, qui rapporte 2 médailles d’or et 1 d’argent. Des scenarii dantesques avec des remontées au cours de la dernière épreuve, et un esprit d’équipe remarquable malgré les coups durs (forfait de S. Delestre, n°2 mondial, son cheval étant souffrant et abandon de P. Leprevost). Et merci à V. Coupérie pour ses commentaires !
  6. Un immense coup de cœur pour Emilie Andéol, championne olympique de judo en +78kg, elle-même surprise de son titre. De la fraîcheur, de la sincérité, la beauté du sport et du dépassement de soi. Mentions spéciales à C. Maret (-100kg) et A. Tcheuméo (-78kg) pour leurs réactions après leurs combats, empreints de sagesse et de maturité.
  7. Pierre-Ambroise Bosse, tout simplement stupéfiant par son auto-dérision et par son humour après pourtant une 4ème place frustrante. Si vous ne l’avez jamais écouté, n’hésitez pas. Je suis également tellement heureux pour Mélina Robert-Michon pour la récompense de tant de sacrifices et d’abnégation dans une carrière exemplaire. De même pour Christophe Lemaître, que tout le monde voyait stagner et qui revient faire le bronze malgré une concurrence relevée.
  8. L’offre télévisuelle pour suivre ces JO, entre la couverture de France Télé et les directs sur Internet ont permis de ne rien perdre, même des sports moins médiatisés qui n’ont pas eu droit au direct à la télé (quel sous-traitement du badminton !). L’occasion de (re)découvrir des sports exceptionnels, que l’on ne voit que tous les 4 ans, mais ce qui aura peut-être suscité des vocations. Remerciements particuliers à V. Coupérie, M. Harnois (heureux de la retrouver là après une olympiade terrible pour elle), Y. Souvré, B. Guyart, F. Gabart, B. Asloum, pour la qualité de leurs commentaires (ce qui n’était pas le cas de tous les consultants) et également, même s’ils sont très décriés, P. Montel, A. Boyon, P.-E. Léonard et R. Gaudin.
  9. Ces premières fois qui resteront dans l’histoire, comme les premières médailles d’or pour Porto Rico (M. Puig en tennis), le Kosovo (M. Kelmendi en judo), la Jordanie (A. Abughaush en Taekwondo), le Vietnam (H. Xuan Vinh en tir à l’arc), le Tadjikistan (D. Nazarov en lancer de marteau), les Îles Fidji (rugby à VII), la Côte d’Ivoire (C. Cissé Sallah Jr en Taekwondo), Singapour (J. Schooling en 100m papillon) et les athlètes indépendants (F. Al-Deehani en tir).
  10. Samir Aït Said, dont la blessure a horrifié la terre entière, a témoigné d’une force de caractère exceptionnelle, soutenant l’équipe de France dès le lendemain de son opération et regardant déjà vers 2020.

Les coups de gueule

  1. Le CIO, incapable de faire bloc face au dopage, qui induit un doute sur toutes les performances. A se demander qui lit la charte olympique … Et à quand les 2 remises de récompenses du marathon hommes et femmes en même temps lors de la cérémonie de clôture, et pas seulement les hommes …
  2. Le traitement journalistique de ces JO, avec des journalistes qui ne savent pas donner les infos nécessaires aux néophytes pour juger de la qualité des performances.
  3. L’absence d’homogénéité sur l’ensemble des disciplines, là où la natation est capable de mettre 3 nageurs sur la même marche (une première) et où l’athlétisme sépare des coureurs au millième de seconde sur une photo (!) comme ce fut le cas sur le 100m femmes et le 200m hommes. De même, le système de repêchage qui vient compenser les aléas du tirage au sort ne commence désormais plus qu’aux 1/4 en judo alors qu’ils portent sur toute la compétition en taekwondo …
  4. La boxe avait brillé par le passé par des décisions contestables et a su se réformer pour éviter ce genre de désagréments. Pas suffisant manifestement puisque 2 combats ont été clairement faussés par les juges et comme par hasard, les 2 fois au profit de boxeurs russes (1/4 en -56kg et finale en -91kg).
  5. Le tennis en général. Si la performance exceptionnelle de Monica Puig et les matches épiques de Juan Martin Del Potro ont fait vibrer les spectateurs, on ne peut pas dire que la discipline aura été porteuse d’un message éducatif important.
  6. Que pèse l’olympisme face aux profits ? NBC a dicté sa loi sur les horaires des grands moments de la natation et de l’athlétisme, faisant parfois concourir les sportifs à plus de minuit. Et cette chaîne a même demandé l’exclusivité des déclarations à M. Phelps … juste scandaleux. Quand on voit qu’au programme le 50km marche et les 2 marathons se sont courus le matin alors que pour la santé des athlètes, c’eut été mieux en nocturne.
  7. La natation française a donné une image déplorable. En-dehors du côté sportif (où, de manière lucide, les 2 médailles d’argent auraient pu être en or, mais toute autre médaille aurait été une bonne surprise), l’équipe dans son ensemble s’est déchirée par médias interposés, que ce soit entre athlètes ou avec l’encadrement.
  8. La rumeur qui a couru que le comité d’organisation des JO aurait pioché dans les fonds du comité d’organisation des Jeux Paralympiques, mettant en péril le déroulement de certaines épreuves ou la présence de certaines délégations. Même si le rayonnement n’est pas le même, ces athlètes méritent le même respect pour l’investissement qu’ils mettent pour préparer ces Jeux et espérons que tout se passera bien.
  9. Le geste du judoka égyptien qui a refusé de serrer la main de son adversaire israélien. Sur le terrain, il n’y a plus de religion, plus de politique, juste les valeurs du sport, ce que ce judoka a oublié de manière honteuse. Il a été exclu par le CIO par la suite.
  10. Enfin ces tribunes qui laissent un goût amer. Tantôt vides (la faute aux tarifs imposés par le CIO ou à un manque de curiosité pour des sports méconnus au Brésil), tantôt chauvines à l’excès. Ou siffler l’adversaire (quand ce n’est pas « l’enc… ») fait partie des traditions ancrées dans la culture du foot, ce n’est pas pour autant qu’il faut l’étendre à tous les sports. Soutenir les siens est une chose, le faire gagner par tous les moyens en est une autre.

Des idées pour de futures olympiades

Après tout, allons-y pour quelques idées pour les prochains JO à l’aune de ce qui vient de se dérouler (et qui n’engagent que moi) :

  • En cyclisme sur piste ou sur route, que tous les coureurs concourrent sur le même vélo, cela évitera les suspicions.
  • Qu’aucun sponsor individuel n’apparaissent sur les tenues.
  • Qu’il n’y ait pas de tirage au sort de sortie de poules en amont, pour éviter les « calculs » des uns et des autres (voir France-Serbie en basket). De même, je m’interroge sur le tirage au sort en volley-ball : la France (vainqueur de la Ligue Mondiale en 2015, bronze en 2016 et championne d’Europe en titre) s’est retrouvée avec les 3 équipes qui ont fini sur le podium …
  • Sortons le tennis et le golf du programme olympique (ces sportifs n’en ont pas besoin). Je m’interroge sur le taekwondo (très peu télégénique) et sur l’arrivée à Tokyo du base-ball et du skate-board (ce qui divise largement la communauté)

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